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    Sanglots de feuilles

    Consolation de larmes

    Chapelet divin

     

     


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  • Au mur de soleil

    Ombre de la nostalgie

    La dernière séance

     


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  • Avertissement:

    Ce petit texte, certes à tiroirs, reste commode à lire.

    Il relate la rencontre partiellement imaginaire avec une figure qui, peu ou prou a le vent en poupe ( et qui finira d'ailleurs par un dernier tangage à Bari).

     

                                                                             **********

     

    L'autre fois, j'ai bandé à Valon-pont-d'Arc

    Et tiré une "flèche" qui répondait au doux prénom d'Irène

    Irène du Mississippi

    Ancienne communiante très nature, elle me faisait la roue à aube du matin au soir

    Du coup...Pan ! Dans l'étang ou plutôt derrière

     

    Car quoi ?

     

    Tous mes moments de chaud lapin chasse-heures ne sont pas glorieux

    Au pays du vermeil, le dupeur de gazelles se doit d'être à l'heure

    L'heure monseigneur

    Des anneaux à offrir pour quitter le terrier 

    Et trotte vers la « Century Fox »

     

    - Arrête ton char !

     

    Charles tonne, il est le mari d'Irène

     

    Du Mississippi certes, mais dure comme une benne

    L'or dure mais aussi basculants que furent nos ébats

    Je fus recyclé, et nos très hauts ébats avec, dans un enclos

     

    Une vraie mise en boite !

     

    Depuis je songe au dormeur du val

    Arc-boutant des voûtes du ciel 

    Raide après la débandade de son armée

    Mais pour l'Eternité

     

    De quoi faire rêver Irène...

     

     

     

                                                                 *********

     

    Je dédie cette absurde et piquante histoire de flèche à  Bobby Lapointe.  

    Par voie de conséquence, je la dédie aussi à Blanche de Castille et Louis Aragon. 

    De très hauts personnages qui mériteraient de trôner dans la galerie des glaces, glaces qui ne sont par ailleurs ni de citron, ni de vanille.

     

     

     

     

     


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    Depuis ma détention dans la Cité d'Epsî, j'ai connu le pire des désespoirs, celui qui vous colle aux semelles comme une terre glaiseuse, mais aussi de purs moments de félicité comparables à ceux que m'offre un soleil généreux sur les champs de blés.

    Dans la Cité d'Epsî, les allées perpétuellement éclairées d'une lumière crue sont parsemées de portes aux mécanismes complexes.

    Seuls les gardiens des pièces secrètes en autorisent l'accès.
    Ils ont tous d'austères uniformes blancs simplement frappés de leur grade au poitrail, du général en chef que tous écoutent avec attention, à l'ensemble de la troupe composée d'hommes rugueux et de femmes aux sourires glacés.

    Je suis bien traité et bénéficie même d'une cure d'éternelle jeunesse.

    Mais je reste prisonnier.

    Lorsque j'ai découvert dans le pré qui borde ma ferme l'engin tombé du ciel, je ne pensais pas qu'il allait précipiter ma perte.
    Sûrement pour me tester, pour mesurer des radiations, les effets d'une contamination, les maîtres d'Epsî le laissent en ma possession dans mes appartements de condamné.
    Comme par enchantement, la soucoupe s'anime dès que les geôliers ont achevé leur rituel quotidien consistant à se questionner les uns les autres sur mon sort.
    J'ai pourtant le sentiment que c'est la réclusion d'un innocent à perpétuité qui accompagnera ma jeunesse éternelle, et qui constitue l'arrêt définitif de ce tribunal d'un autre univers.

    Telle est donc la terrible sentence pour avoir, conformément au droit de tout propriétaire honnête, récupéré ce petit vaisseau qui tournoie cependant aux caprices de ma volonté.
     

    La nuit, il s'illumine et je crois distinguer de petits hublots derrière lesquels un équipage minuscule tente de communiquer.
    Ce chuchotement se mêle avec douceur au vrombissement de la soucoupe animée.

    Par voie télépathique, ces autres captifs, tombés dans le piège d'Epsî lors de vastes opérations galactiques de conquête, me disent de garder espoir.
    Un jour, je retrouverai mes champs dont les joyaux dorés sont un océan dressé d'épis nourriciers.
     

    Un jour aussi, mes compagnons d'infortune me l'ont confié en esprit, ils gagneront le ciel, les étoiles, et leurs forteresses millénaires aux remparts d'émeraude.

    Et je serai, me murmurent-ils,leur libérateur.

    Dans les allées d'Epsî, dont la lumière ne connait qu'une saison, blanche et dure, j'ai hélas oublié l'odeur de ma terre fraîchement labourée.
    Seuls les remèdes d'éternelle jeunesse me redonnent goût à la vie.
    Et je sens à nouveau dans ma chair, ces interminables journées de labeur, attelées à la course du soleil.
    Une vie que j'aimais.

    Mais dans la citadelle de haute sécurité où l'on me tient au secret depuis plusieurs moissons, une porte s'est enfin ouverte.
    Le garde de faction s'est étrangement volatilisé et le pont-levis ainsi abaissé invite tous les prisonniers d'Epsî à chevaucher glorieusement vers leurs terres promises.
    Je feins un lourd sommeil et scrute en fait le moindre mouvement, épie le moindre bruit, aux alentours de ma cellule.

    D'une main je me saisis de ma soucoupe précieuse.
    Je sens vibrer dans le métal inconnu dont elle est conçue, d'imperceptibles petits cris de joie.
    Encore allongé dans mon lit, tout en ayant pris soin de serrer du plus fort de ma rage et contre ma poitrine, le vaisseau des étoiles, je m'apprête à bondir tel un guerrier.
    Les allées d'Epsî me feront une haie d'honneur.
    Je serai beau comme cet athlète antique des livres d'histoire.

    A peine le temps d'imaginer ma gloire au ciel sans nuages, qu'un sort ou un rayon invisible me paralysent.
    La soucoupe, et son équipage qui espérait tellement de son héros, glisse tristement et interminablement sur le sol lustré.
    Elle percute une plinthe grisâtre et rebondit comme le vulgaire palet d'un jeu dérisoire.

    Un garde blanc, la longue femme que je hais depuis toujours, grimace une réprimande.
    Elle se penche avec d'autres visages crispés, sur mon corps privé de liberté.
    Je constate horrifié, que mon trésor et le peuple du firmament, me sont enlevés, en guise de représailles.

    Le traitement d'éternelle jeunesse peine à me consoler depuis.
     

    J'ai même commencé à souffrir, sans que la ronde des geôliers livides souriant tels des automates à mon chevet, ne m'apporte le moindre réconfort.

    Avec les philtres étranges malgré tout, je n'ai à présent plus de corps douloureux, mais je rêve à en être torturé de ma ferme, de mes parents, des livres qui furent mes tapis magiques.

                                                                    ****

    C'était un vide grenier d'été comme il en existe de nombreux dans les villages qui voient déferler des gens à la recherche de la vieillerie "branchée", ou des professionnels rusés en quête de la vraie bonne affaire.

    Elle avait, celle-ci,  capté tout de suite  mon attention.

    " Elle te plaît? Tu la veux?"

    L'enfant de 6 ans qui n'en réclamait pas tant, mon fils devenu alibi de cet achat sans lien apparent avec mes goûts habituels, se fit un plaisir joyeux de tendre fièrement avec ma bénédiction, le billet et demi qui plaçait dorénavant l'objet sous ma protection.

    "Merci papa! "

    La petite joie enfantine, exprimée à la lumière de son visage d'ange bouclé, fit de moi pour quelques instants, le pire des diablotins manipulateurs.

    Au retour, mon acquisition reçut comme je le craignais, un accueil pour le moins réservé.
     

    " N'as-tu rien trouvé de plus moche et de plus cabossé? " 

    La prédiction fut faite que cette antiquité finirait rapidement au rebut.
     

    Sauf à ce qu'il me prenne la lubie d'entamer une collection, j'étais averti qu'elle n'aurait de toute façon pas sa place dans les vitrines de la maison.

    Manifestement, la régente de notre foyer avait sans l'ombre d'une hésitation, deviné que le véritable possesseur du jouet était un grand dadais subissant les assauts de la nostalgie. 

    "Moi je l'aime bien maman!".

    Mon innocent complice qui semblait lire dans les pensées les plus tortueuses, arracha quand même un sourire providentiel à sa mère.

    La nuit devait heureusement porter conseil et adoucir les objections.

    Je l'espérais.

     

     

    Notre chérubin que j'avais entendu actionner frénétiquement à son réveil le poussoir du jouet, conservait intact son enthousiasme de la veille.

    Je le regardais ainsi jouer du haut de sa toute jeune existence, avec au tréfonds de mon être ce même sentiment infini d'amour, celui qui semblait aussi animer le petit Raphaël au contact du jouet rescapé d'un ailleurs, il y'a bien longtemps. 

     

     

                                                                 ****

     

    La succession du Jean , érudit et féru d'odyssées mythologiques, tout autant que d'épopées spatiales, un vieux gars, l' héritier de la ferme des Bréhand, fut bien vite réglée.

     

    Il s'était éteint d'un vilain mal, orphelin amnésique dans l'unité Alzheimer d'un établissement plein de résidents n'attendant plus grand-chose de la vie.

    Comme son existence ne se conjuguait plus au futur, il se contentait d'arpenter, comme eux, les couloirs de l'antichambre du départ ultime, en d'interminables  promenades quotidiennes durant lesquelles on tourne en rond, prisonnier d'un passé souvent lointain.

    De tous ses biens, légalement aimantés par des bénéficiaires presque inconnus de ce fils unique aux lectures et aux voyages imaginaires qui racontaient toujours demain, ne subsistait qu'une babiole de la fin des années 50.

    Elle représentait probablement le jouet préféré, lui-même rescapé d'une époque révolue.

    Ce bibelot dont le patient ne voulait plus se séparer, ornait une étagère dans sa chambre et fut restitué à la famille par l'infirmière coordonnatrice des soins.

    L'un des cousins de la ville s'était empressé de le fourguer à un trafiquant qui lui en avait donné deux sous.

    Deux sous pour un rêve aux confins de l'univers qui pourtant n'avait pas de prix.

     

    Et qui pouvait bien se soucier du fait que le défunt Jean n'avait  jamais eu vent de cette drôle de toupie, avant qu'elle n'échoue mystérieusement dans son champ, bousculant insidieusement le cours de vie, en  giflant au passage quelques brins d'herbes innocents ?

     

    Il s'était perdu, après cet événement méconnu de tous, dans les méandres d'un comportement qui congédie la raison, et s'était mis à croquer ces grains de folie que les vieux semblent affectionner au couchant de leur vie.

     

                                                         *****

     

    Mon fils me raconta aussi le lien qui l'unissait déjà au jouet du siècle dernier.
     

     Quoi de plus naturel après tout que cette toupie, réplique fidèle d'une soucoupe volante et dont la peinture écaillée trahissait de toute évidence les frottements répétés des entrées dans la haute atmosphère, rencontre dans le regard de notre enfant une énergie inépuisable.

     

     Une force de vie qui ouvre à des voyages où se nouent des complicités sans frontières d'espace et de temps.

    Son nouvel ami, ou plutôt, ses nouveaux amis lui "causaient" des drôles de secrets.

    "Tu sais papa, ils vont bientôt repartir dans les étoiles quand ils auront entré dans la tête des savants quand ils font des rêves, des explications pour les bobos " 

    Il était presque exalté, à bout de souffle, pour ne pas dire possédé par l'univers qu'il venait de s'inventer, un monde naissant que moi-même, j'aurais eu peine à imaginer. 

    J'étais un peu déboussolé et ne pus que livrer qu'une question banale et bancale pour entrer dans son jeu.

     "Elle vient de quelle planète la soucoupe mon ange et comment ils s'appellent ces martiens?"

    Il me considéra avec une expression de méfiance inhabituelle, fronçant les sourcils tel le maître d'école insatisfait de la remarque d'un cancre.

    " N'importe quoi papa, c'est pas des martiens, c'est pas des luniens, ou des trucs comme ça"

    Comme je ne réagissais plus, il enchaîna avec conviction.

    "T'es trop pas cosmologiste pour comprendre!"

    Retenant un rire plus attendri que moqueur, je lui offris un redoutable "Ah bon ", auquel il répondit avec aplomb

    "Ils habitent des maisons en verre,  qu'on peut pas voir, et grandes jusqu'au ciel, loin du "syssème colère" de la terre, mais à côté par des "trous verts"..."

     

    Soucieux de ne pas abuser de sa patience d'initié, je pris congé de notre fils, le laissant aux confidences extraordinaires des habitants d'outre- monde.

    Qu'une toupie expédie provisoirement aux oubliettes ses jeux ultras perfectionnés n'était d'ailleurs pas pour me déplaire.

    Jusqu'où pouvait-il aller dans son nouveau royaume? 

     

    Quand la porte de la chambre se referma, des chuchotements reprirent et je me retins de regarder par le trou de la serrure.

    J'étais certes impatient de connaître la suite, mais le plaisir de goûter demain aux fruits de sa créativité d'enfant, l'emportait sur cette velléité de lever impudiquement le voile sur son jardin secret. 

    Et ça n'était que la première nuit!....

     

                                                               ****

     

    Je m'appelle Raphaël Sielmé, spationaute et chercheur spécialisé en neuropsychologie du vaisseau "Bradbury 01",  actuellement en orbite autour de Mars, .

    Au cours de cette soirée du réveillon de Noël 2058, j'ai tenu à saluer les habitants de la Terre, dédiant tout spécialement mon plus beau numéro de magie aux enfants malades.

    Pendant quelques instants, j'ai en effet laissé flotter dans notre habitacle exigu un jouet venu d'ailleurs, ma relique préférée, sorte d' invitée surprise de la fête improvisée.

    Ce qui a fait dire aux membres d'équipage que "les français sont décidément des poètes, même à 65 millions de kilomètres de la planète mère!"

    Qu'importe, j'ai profité de ma prise de quart pour larguer la soucoupe dans le vide spatial à la verticale d'Olympus Mons, non sans l'accompagner spontanément de simples mots d'adieu:

    "Bon retour chez vous!" 

    La toupie deviendra j'en suis certain un nouveau satellite, protecteur de la mission.

    Un talisman contre la tyrannie des évidences.

    Son scintillement imperceptible, au ciel du soleil pâle des canyons de Mars, sera comme un regard d'enfant posé sur le royaume du dieu guerrier.

    Deimos et Phobos, vigies de l'aube naissante, salueront quant à eux ce matin, l'arrivée de notre caravelle sur les canaux du temps jadis.

     

                                                             ****

     

    Dans les couloirs de la Cité d'Epsi, résonne encore l'écho de rêves inassouvis, les soupirs de l'âme d'un vieil homme redevenu enfant.

    Elle rejoint au firmament de la nuit d'une étoile guide, le regard émerveillé d'un petit garçon en habit d'adulte qui ouvre d'un premier pas, le territoire sans limites des songes de demain.

     

     

    Prisonnier de la Cité d'Epsî


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  • En dépit de diverses tentatives , plus ou moins fumeuses, pour une relecture de l'Histoire à la lumière de textes sacrés, de témoignages dignes de la foi qu'ils expriment, de clichés davantage troubles que troublants, force est d'admettre qu'à ce jour, la terre n'a jamais été visitée.

    Les manifestations spectaculaires de phénomènes aussi aériens soient-ils, par vagues ou isolés, ont peine à survivre au bon sens le plus élémentaire.

    L'angélisme de toute une communauté respectable, fidèle au mythe des signes de feu, ou sous la coupe de prédicateurs de soucoupes, se fait cruellement couper les ailes par des instruments tranchants qui scrutent froidement le ciel.

    Dans l'espace dit « aérien », peu de place est laissée au rêve léger, lumineux, et furtif.

    A ce titre, par exemple, pour l 'aéroport  précolombien de Nazca, balisé de fameux géoglyphes, on aura beau invoquer avec conviction Notre-Dame-Des-Landes, ce coin de désert est pour l'heure comme le toponyme susnommé, vierge de tout atterrissage 

    Plus sûrement destiné à rallier les bonnes grâces des dieux pour irriguer au mieux les sols, ou selon une autre thèse audacieuse, sorte de métiers à tisser géant pour les « panchos » funéraires, ce site magique est plutôt l'expression de concepteurs qui avaient d'autres chats à fouetter que de préparer un hypothétique débarquement venu des cieux.

     

     

    Dire que l'humanité n'a jamais été visité ne signifie pas qu'elle n'a pu être inspirée.

    Cet interstice de mystère dans la muraille du savoir reste pour l'heure à combler. 

    Il oppose d'honnêtes gens, provoque des soubresauts inutiles et l'agacement de ceux qui trouvent inconcevable que la raison puisse par instants sortir des radars.

    La question restera sans réponse, il faut l'admettre.

    Quelle que soit notre chapelle, ce dont nous sommes certains, c'est que l'humanité est priée d'avancer.

    Elle n'a pas d'autres choix.

     

    La question des OVNI ne cache-t-elle pas d'autres interrogations douloureuses ?

    Eteignons je vous prie les radars, suspendons pour un temps la psychanalyse des croyants de tout poil...

     

    Pourquoi fichtre ces objets qui jalonneraient notre Histoire font-ils tant de manières pour entrer gentiment en contact avec nous ?

    Depuis le temps !

    Sommes-nous infréquentables, inhumains, primitifs?

    Ce triptyque désagréable, voire inquiétant semble se déployer tout naturellement comme la seule réponse plausible à ce mutisme « E.T. » 

    A supposer aussi l'existence de représentations mentales, une vision du monde tellement exotique, que cette question même n'effleure pas nos visiteurs de certains soirs, la situation devient désespérante,carrément insoluble, et l'on tourne en rond.

     

    Mais au fond, n'est-il pas heureux que ces martiens qui ont laissé la planète rouge dans un bien triste état, nous prennent d'aussi haut ?

    Sommes-nous prêts, nous qui trouvons étrange un persan, suscitons le dégoût de nos proches amis « brexitants » en consommant avidement des gastéropodes farcis  de beurre aillé à en perdre haleine, sommes-nous prêts à affronter ce que j'appelle l'altérité absolue ?

    Je parle d'un autre dans lequel, à la loupe, sous la toise, en vidéo, en audio, sous toutes les coutures, on ne déniche pas l'once, la plus infinitésimale présence d'un « moi », un tout petit « moi », de celui que l'on devine quand même derrière le masque rituel des peuples les plus aux antipodes de notre quotidien.

    Ca n'est pas « moi » , mais au moins, ça reste « moi ».

    Je demande à chacun d'imaginer une milliseconde sa réaction à la vue d'un étranger vraiment hors-sol, qui proviendrait d'un ailleurs invisible, et en une forme la plus inattendue, donc inimaginable. Il nous faudrait alors faire abstraction des « E.T. » hydrocéphales aux yeux bridés et aux oreilles de Mr Spock , ou du  blondinet prétendument vénusien à combinaison ajustée , espèce de clone de Patrick Juvet...

     

    Je crois que l'humanité a encore, au delà de ses crises, ses grands fracas de vies brisées, de beaux jours devant elle, et si elle laisse provisoirement voltiger quelques soucoupes d'illusion, enfants naturels des contes de fées, le danger est bien modeste si l'on exclue les extrémismes imposteurs et mortifères.

    Elle qui balbutie encore sa fraternité depuis le premier homme, pourquoi aurait-elle résolu, d'un coup de baguette magique sur les doigts des rêveurs, toutes les équations qui régissent l'ordre de l'univers ?

    Les soucoupes finissent toujours par atterrir et celles-là sont la preuve que l'inspiration de l'humanité n'a pas de limites. 

     

    Le grand vaisseau mystère c'est bien aussi notre planète vivante qui avance dans le vide des espaces interstellaires.

     

    Une lumière dans la nuit, pour de vrai.

     

     


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