• Hommage d’un roi

    Arche trahie par le sang

    Lumineuse foi



    L’homme est une ombre

    Effacées des mémoires

    Les larmes chantées



    Un jour de pardon

    Jouir aux sources de la vie

    Aimer librement



    Hommage d’un roi















     



     




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  • Comme ça doit faire un bien fou de n’être plus rien !

    Plus rien de vanité, de mensonges, de mise en demeure, de ce qui rend indispensable.

    Rien de douleurs, de moulins géants inaccessibles, d’échecs.

    Que de la gratuité, de la légèreté, de l’éternité !

    Ca n’est pas rien d’y croire.

    C’est même un peu fou !

    Mais ça fait du bien.

     




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  • Un souffle impatient pénètre la moiteur de tes lèvres interdites, portes de la Cité des voluptés.

    Au delà de ce seuil et après chaque mort, c'est le ciel qui triomphe !

    La douleur espérée de l'ultime étreinte qu'une mélodie de soupirs implore, s'offre comme le trésor du temple de l'alliance.

    C'est là tout le prodige d'un unique commandement qui congédie la raison, pour les faveurs d'une éternité fulgurante.

    Et le tourment prend fin par la magie bienfaitrice d'une sève, baume de toute genèse qui apaise les brûlures partagées.

     

    L'Impératrice initiée peut alors étancher sa soif à la source de ce nectar délicieux de damnation.


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  • Il n'y a pas de chemin tout tracé des étoiles, il n'y a que des découvertes.

    Chaque nova est un phare,chaque grain de poussière un germe.

    Dans les entrailles glacées d'une comète terrifiante, ce n'est plus la crainte du dernier jour mais un frémissement de briques invisibles qui épouse la nuit.

     

    Il n'y a pas de chemin tout tracé des étoiles, il n'y a que l'inextinguible soif d'un Niagara qui t'emporte à jamais.

    Tout à la fois balayé, désiré et baptisé, tu tourbillonnes dans chaque recoin de nulle part, communiant à la danse du derviche.

     

    Tu suffoques alors d'un trop plein de ce que tu ne sais pas nommer.

    Tu es marqué de cette brûlure intense où masque tragique et joie sans limite scandent ton âme-pulsar au Grand théâtre cosmique.

     

     

    Il n'y a pas de chemin tout tracé des étoiles, il n'y a que des découvertes.


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  • Peu m'importe de ne pas être princesse au mausolée de légende,

    dans un simple linceul de pleine terre mon corps reposera le temps venu.

     

    Peu m'importe que des musiciens n'envoûtent pas d'innombrables soirées de fête,

    sur la mélodie d'enchanteurs du ciel et des hautes herbes je m'endors chaque été.

     

    Peu m'importe que ces yeux verts ne soient pas la terreur des soupirants apeurés,

    sur de larges épaules huilées par le labeur au rude soleil des récoltes, mon regard s'attendrit sans se lasser.

     

    Peu m'importe que les poèmes des charmeurs de rimes ne fassent pas de moi l'égale d'une déesse, les mots simples et les rires de tous les miens sont comme des louanges dignes d'un texte sacré.

     

    Peu m'importe de ne pas être princesse mais je t'offre la tristesse infinie de mon visage ainsi que la gloire.

     

    Use de ce présent unique comme d'un briseur de charme et délivre moi du futur déjà écrit.

     

    Ce sera le prix de ta renommée

     

    Je rêve que mes yeux verts océan longent enfin les rivages d'une terre sans guerre.

     

    C'est là mon seul caprice, celui d'une reine.

     

    La reine aux yeux verts


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