• La nef céleste

     

    Pleure les larmes de son choeur

     

    Au regard d'azur

     

     

     

    (Musée Dali avril 2015)


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  • Elles sont de celles que l’on ne doit effleurer que du bout des doigts et qu’un souffle trop impatient peut voiler sur l’instant.

     

    Elles ne se donnent qu’en des chants inspirés et que l'unique prétendant est seul admis à murmurer aux courbes magiques de la magicienne.

     

    « Pégase et tu m’emportes »

     

    « Orion et je deviens chasseur »

     

    « La Lyre pour qu'une musique céleste nous drape, tous deux »

     

    D’étoiles en étoiles leurs lignes imaginaires m’entraînent et se recomposent sans cesse en des figures émouvantes.

     

     

    Il n’y a que le regard qui compte d’abord.

     

    La brûlante contemplation entrouvre déjà les portes des merveilles.

     

    Et le chemin de l’élu reste à tracer au gré de cette immensité.

     

    Les planètes que je croise, les astres doubles, la vie bouillonnante que je devine, c’est là tout l’Univers de mes constellations.

     

    La nuit demeure l’éternelle complice, mais elles ne redoutent pas un soleil brûlant, quand l’été nous jette dans l’océan originel.

     

    Parfois même, dans la pénombre d’un après-midi, elles se devinent sous une rosée un peu salée.

     

    Mes constellations peuplent un ciel connu de moi seul et je suis au supplice quand à leur appel je dois résister.

     

    Je deviens Ulysse, lorsque ces sirènes m’implorent de renoncer au voyage sous le ciel des légendes, celui dont les chemins sont écrits et tracés.

     

    Elles ne connaissent ni saisons, ni hémisphères, ni dieux.

     

    Comment me partager, quand l’Autre, la voûte étoilée, déploie tous ses attraits et me plonge dans le secret des origines ?

     

    Hercule et sa massue protectrice qui abrite de délicates pelotes d’étoiles et plus haut, le Cygne aux deux pierres précieuses et Andromède la captive, qui cache à peine le miroir de notre voie lactée.

     

    Et Saturne, le dieu féroce, prés du Lion, qui réclame une dévotion de tous les instants et se prétend l’unique merveille !

     

     

    La nuit des temps, le temps d’une nuit, et tant de constellations que toute une vie ne suffira pas à explorer.

     

    Mon regard restera à jamais impatient de vous parcourir, comme à chaque première fois.

     

    Sur ton corps, tous ces grains de beauté dessinent comme une tendre carte du ciel, mes constellations…

     

     

     

     

     


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  • Enchaîné au quai

    Des brumes jusqu'à l'appel

    De la sirène

     

    Du Mississippi

    A ma Louisiane du bal

    Masqué pour te voir

     

    Venise et mourir

    D'amour fou sous les nuées

    Ardentes griffes

     

    D'une panthère noire

    Au soleil l'après midi

    D'un faune de nuit

     

    Au jour qui se lève

    L'ancre au satin de ta peau

    Douce et tatouée

    Haïku vagabond d'un marin de peaux douces.


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  • Elle est sans retour

    L'adoration des mages

    Au blanc mausolée

     

    Le souffle de vie

    S'est mêlé à la foudre

    En un seul baiser

     

    Espoir consumé

    Le premier né d'Apollon

    Est fils d'enfer

     

    Grave pour demain

    Cendre des corps immolés

    Le pas du géant

     

    Que chacun d'entre eux

    Reste pour l'éternité

    Mage des astres

     

    L'adoration des mages


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  • Londres des ombres

    Vois le Mister qui t'attend

    Hyde nuit blanche


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